Le Cantal
au bout des Champs
Assiette bien remplie
et dépaysement garanti, c’est le concept de ce restaurant
typique ouvert toute la nuit, 24h/24, 7 jours/7.
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La
Maison de l’Aubrac, rue Marbeuf, à deux pas des
Champs-Elysées.
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ne
nuit sur les Champs-Elysées la faim vous prend. Vous découvrez
une sorte de maison en bois. Sur la devanture vous pouvez lire Maison
de l’Aubrac ouvert 24h/24. Ce restaurant à l’air
bien, l’estomac vous supplie, et il est déjà 23h.
En poussant la porte, vous vous retrouver en plein Cantal. Un véritable
décor de ferme. Du parquet au sol, des vieux meubles, des tableaux
en bois et de longues tables sculptées. Le bar, lui aussi tout
en bois, est éclairé par de vielles lumières qui
vous ramène cinquante ans en arrière. Seule une petite
télé cachée dans un angle vous prouve que vous
êtes en 2004.
Après ce petit tour de salle, installé à l’une
des tables vous comprenez en voyant les photos de vaches, accrochées
aux murs, quel type de plat on va vous proposer. Un serveur arrive «Nous
vous conseillons notre spécialité, la côte de bœuf
accompagnée d’aligot.» Vous décidez de faire
confiance à la maison. Comment ne pas en faire autant lorsqu’on
sait que Christian Valette le propriétaire de l’établissement
est éleveur de race Aubrac à Laguiole dans l’Aveyron.
Apres avoir choisis un vin parmi les 1200 références,
vous vous laissez aller en écoutant et en regardant tout autour.
Une foule s’entasse dans le restaurant. Un habitué confie
que tous les soirs c’est la même chose. A n’importe
quelle heure le restaurant est plein. La maison de l’Aubrac est
un véritable repère jusqu’à une certaine
heure de la nuit. Le plat arrive, il est déjà minuit et
la population présente commence à changer.
Les provinciaux avironnais laissent place aux couples et aux groupes
qui se retrouvent avant de sortir. La cuisine est un vrai régal,
l’aligot (sorte de purée aux fromages) et le bœuf
sont parfaits. Le directeur du service Jean-luc Mothe avait raison,
le chef sait «associer innovation et tradition». Ce repas
est un mélange de brasserie parisienne et d’auberge du
Cantal. Deuxième pose de la soirée pour s’apercevoir
qu’il est presque une heure. Le restaurant ne désemplit
pas.
Le secret de la réussite de monsieur Valette : il ne veut pas
le dévoiler ! Une seule chose est sûre: sympathie et accueil
irréprochable. Et puis comme dit Fabien, un client : «Ce
n’est pas à chaque coin de rue qu’on peut manger
de cette façon à une heure aussi tardive.» C’est
vrai que malgré le nombre de restos à Paris, bien peu
sont ouverts comme la Maison de l’Aubrac «24h/24 et 7j/7».
Alors que le dessert est presque fini, le restaurant se vide enfin.
Il est deux heures. Un creux jusqu’au matin confie le chef de
salle. «Les gens reviennent vers quatre ou cinq heures en sortant
de boîte ou de soirée» Un bon steak tartare et au
lit. C’est ce que fait de temps en temps Erik. Apres avoir payé
une facture un peu salée on s’en va le ventre rempli, l’esprit
ailleurs, on s’est évadé le temps d’un bon
repas, oubliant presque que l’on est en plein cœur de la
capitale.
Erwann
Le Pechoux