Un whisky
coté en bourse
Interactif, unique, révolutionnaire,
exclusif, original… autant de qualificatifs pour désigner
ce nouveau concept de bar à thème. Découvert en
Allemagne, la bourse des boissons est arrivée en France au Footsie
en 2001.
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Bière,
gin, vodka, les commandes varient
en fonction des cours |
ne
coupe de champagne à prix cassé, cela vous dit? Le Footsie
est alors fait pour vous. Ce bar – restaurant aux allures de pub
anglais, situé à deux pas de la Bourse, allie un concept
simple à un décor original. Sur quatre écrans plasmas
lumineux accrochés aux murs, les prix des softs et alcools s’affichent
et varient en continu. Un logiciel basé sur le mécanisme
de la Bourse fait grimper et chuter les prix des consommations toutes
les 240 secondes en fonction des dernières commandes enregistrées.
Plus la demande est importante, plus les prix montent mais chaque hausse
provoque simultanément la baisse du cours d’une boisson.
«Il faut rester les yeux scotchés sur les écrans
afin de choisir le bon moment pour investir le comptoir», dit
un client.
Bientôt un 2e Footsie
L’histoire a commencé en 2000 quand Benjamin Schindler,
32 ans, décide de changer de vie pour monter son bar. Titulaire
d’un BTS commerce international, ce Parisien a toujours voulu
travailler pour lui. «Je voulais monter un bar mais je n’avais
pas le concept. Alors j’ai cherché, je me suis posé
beaucoup de questions sur ce qui pourrait attirer les gens. Et puis,
comme la bourse marchait très bien à cette époque
je me suis lancé dans cette idée. Le problème c’est
que je ne savais pas comment l’utiliser. Et un jour, un de mes
amis qui a beaucoup voyagé m’a parlé de la bourse
des boissons.» C’est la que tout s’enchaîne.
A force de recherche, il finit par trouver les créateurs du concept
qui se trouvent en Allemagne et ensemble ils élaborent la version
française. Le 16 mars 2001, le Footsie ouvre ses portes, 12 rue
Daunou, surnommée aussi la rue de la soif du 2e arrondissement
avec ses autres bars bien connus des noctambules parisiens. «J’ai
eu de la chance de trouver dans le quartier de l’Opéra
parce que c’est un quartier d’affaire avec beaucoup de banques.
C’est un endroit qui brasse beaucoup de monde alors avec le bouche
à oreille j’ai pu me forger une clientèle assez
rapidement. 60% des clients sont des gens du quartier», explique
le gérant du Footsie.
Concept unique en France, le Footsie, ouvert de 12h à 2h en semaine
et 4h vendredi et samedi, est un lieu qui vit au rythme de la Bourse
avec ses cracks, ses loteries et ses jeudis noirs.
«Tous les mois, nous organisons une loterie qui permet aux clients
de gagner des verres gratuits», raconte une serveuse. La musique
s’enflamme au fil des heures et de l’évolution des
cotations… et c’est alors que l’atmosphère
captivante de la bourse rejoint l’ambiance festive de la nuit.
Benjamin Schindler, fier du résultat ne compte pas s’arrêter
là : «J’ai comme projet d’ouvrir un deuxième
Footsie, rive gauche, du côté de Saint Supplice, afin de
toucher une clientèle plus touristique.» Marié et
père d’une petite fille de deux ans, Lashine, comme le
surnomme ses amis, avoue que sans ses connaissances dans le monde de
la nuit qui l’ont aidé à démarrer, il n’aurait
peut être pas fait du Footsie ce qu’il est aujourd’hui.
Antoine
Gouedard-Comte