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On
a testé
Le Twin’s
Monica Belluci, Vincent Cassel, Mathieu Kassovitz, Aure Attika, Elodie
Bouchez, Mademoiselle Agnès. Si tant de personnalités font
le déplacement, c’est pour se rendre dans un petit boui-boui
tunisien récemment installé dans une ancienne sandwicherie
grecque. En quelques mois d’existence, l’endroit a vu défiler
plus de people et d’happy few que tous les établissements
du coin en trois ans. Première explication: Sami, un des jumeaux
tenanciers des lieux, travaille dans le cinéma, ça crée
des liens. Seconde explication: Slim, son frère, est un ancien
cuisinier de la Favela Chic qui n’a pas son pareil pour concocter
le couscous aux calamars farcis ; forcément ça crée
des affinités. La convivialité y est garantie. Vu le succès
du restaurant et l’étroitesse des lieux, il est conseillé
de venir tôt et de prendre en apéro le Caïra, un cocktail
maison qui vous met tout de suite d’humeur festive.
135, rue Oberkampf.
La cantine bariolée
L’Ave Maria, cet ancien bistrot, est, en l’espace de quatre
mois, devenu une cantine bariolée très en vogue. La décoration
revendique l’influence Almodovar : bouddhas, murs jaune et blanc,
cartes postales Riviera années 60, toiles cirées à
fleurs et vapeur d’encens pour envelopper le tout. Côté
cuisine, ça part dans toutes les directions mais on retombe toujours
sur ses pieds : salade Goa, voyage à Ittaca, tourte berbère,
salade Björk.
A.B.
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La tradition Oberkampf
Aujourd’hui, le 11e est très fréquenté
par les noctambules. La fête parisienne, les dîners tendances
et les bars musicaux se concentrent autour de Bastille et de République,
du haut Marais et de Belleville. Orientale, électro, jazzy ou
encore techno, toutes les ambiances sont rassemblées dans l’arrondissement
qui offre des adresses originales où se marient la créativité
et le savoir-faire.
rrondissement
discret, moins touristique que les autres, le 11ème a joué
un rôle exceptionnel dans l’histoire de notre capitale et
de notre pays. Il est au cœur du Paris révolutionnaire et
des grandes révoltes ouvrières du XIXème siècle.
Sous Napoléon III, le baron Haussmann remodèle complètement
le visage de Paris. Le canal Saint-Martin est renommé boulevard
Richard Lenoir. A la même époque, le boulevard Voltaire
et l’avenue de la République sont tracés pour faciliter
une circulation devenue dense et pour faciliter le passage des canons
en cas d’insurrection.
En 1859, Belleville et Charonne sont annexés à la capitale
qui est divisée en vingt arrondissements. Ce qui était
jusque là le 18e arrondissement devient le 11ème. En 1872,
c’est l’arrondissement le plus peuplé de Paris, avec
plus de 100 000 habitants mais à la fin du siècle, un
rapide processus de dépeuplement s’amorce.
Une tradition
plus que séculaire
Dès le XVIIIème siècle, des artistes ouvrent des
salles de spectacles boulevard du Temple. Avec le Cirque Olympien, le
Petit Lazzari, le Cirque d’Hiver, le Bataclan, le Balajo, les
bars, les concerts, les spectacles foisonnent dans l’arrondissement.
Aujourd’hui le cœur de la vie nocturne parisienne bat toujours
rue Oberkampf.
D’origine bavaroise, Christophe Philippe Oberkampf (1738-1815)
s’installe à Paris en 1757. Peu à peu il fonde sa
propre manufacture en Jouy-en-Josas, première fabrique de toiles
peintes ou indiennes de la ville et première filature de coton
dans l’Essonne. Naturalisé français en 1770, anobli
en 1787, il est décoré de la légion d’Honneur
par l’Empereur Napoléon Ier lui-même en 1806.
Achille
Bony
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